Objectif : Identifier les principaux métabolites secondaires des écorces de racines de B. aegyptiaca, évaluer leur activité anti-inflammatoire in vivo et déterminer la DL50 du décocté aqueux. Matériels et Méthode : Étude expérimentale prospective réalisée du 1er mars au 30 septembre 2024 à l'animalerie de l'UDDM (écorces de racines récoltées à Sakoira, Tillabéry). Le criblage phytochimique a été effectué par réactions de caractérisation en tube, l'activité anti-inflammatoire évaluée par le modèle de l'œdème plantaire à la carraghénine, et la toxicité aiguë déterminée par la méthode de Dragstedt et Lang. Résultats : Le criblage phytochimique a révélé saponosides, tanins totaux, stérols/triterpènes, coumarines, flavonoïdes, alcaloïdes et composés réducteurs (anthraquinones libres absentes). Les deux extraits ont montré une activité anti-inflammatoire dose-dépendante significative : à T4h, les inhibitions atteignaient 62,35 à 73,65 % pour le décocté aqueux et 73,24 à 75,32 % pour le macéré éthanolique, contre 69,37 à 70,55 % pour l'aspirine. L'ANOVA a confirmé une différence significative entre les lots dès T1h (décocté aqueux) et T3h (macéré éthanolique) (p < 0,05 à p < 0,001), le test de Tukey validant la dose 200 mg/kg dès T1h et l'ensemble des lots à T4h. La DL50 du décocté aqueux était de 5500 mg/kg (catégorie 5, OCDE). Conclusion : Ces résultats confirment le potentiel anti-inflammatoire de B. aegyptiaca et sa faible toxicité aiguë, justifiant son usage traditionnel. Des études complémentaires (toxicité subaiguë et chronique, autres activités biologiques) sont nécessaires.